Vivre ensemble, faire ensemble, en lien…

C’est une manière de formuler le thème de la prochaine rencontre des 4 comités, samedi prochain, 27 janvier, qui réunira, Ensemble, comme le titre de notre journal, des membres des comités de nos 4 associations, au cœur du projet de notre Église.

Les uns et les autres, qui ont accepté de consacrer de leur temps dans chacun des comités pour impulser et partager ce à quoi ils tiennent, vont dans cette matinée, arriver de leurs horizons pour mettre leurs réflexions en commun.

Un petit conte pour méditer avec eux, dans l’esprit qui nous anime : « La soupe au clou » (du recueil « La 12ème ânesse »)

« Un jour une femme vient s’installer dans un petit village. Elle s’aperçoit que personne ne fait attention à personne, que chacun se méfie de chacun… Alors elle fait circuler le bruit que, dimanche, elle offrira à qui le souhaite, une soupe au clou. Parce qu’elle n’a qu’un clou.

  • Mais ce n’est pas possible de faire une soupe avec un clou ! disent les voisins.
  • Vous allez voir, dit-elle.

Le mystère se répand dans tout le village et, dès le dimanche après-midi, tous se retrouvent sur la grand’place, pour voir. La femme sort de chez elle, prépare un feu, prépare une marmite et la remplit d’eau. Elle allume le feu sous la marmite pleine d’eau, y jette un beau clou tout neuf, pose un grand couvercle puis s’assied et attend. Tout le monde se rassemble avec perplexité autour de la marmite. De temps en temps, elle soulève le couvercle, et quand apparaissent les premières bulles, elle goûte. Tout le monde regarde…

  • Hum c’est bon, mais ça manque de sel, dit-elle en baissant le feu.

Quelqu’un part chercher du sel. Elle laisse mijoter, puis, 10 minutes plus tard, goûte à nouveau :

  • C’est meilleur, mais ce serait encore meilleur avec un ou deux poireaux.

Un voisin court dans son jardin arracher deux pieds de poireaux, les lave, les coupe et les jette dans la marmite. Quelques minutes plus tard, elle goûte à nouveau :

  • Hum, c’est bien, mais dommage que nous n’ayons pas de pommes de terre, pour épaissir un peu…

Une femme qui revenait du marché propose ses pommes de terres. Chacun sort son couteau, épluche, et tout parvient dans la marmite. Ainsi jusqu’au soir, un voisin ajoute des navets, un autre des carottes, un brin de persil, un os à moelle, un peu de lard … Arrive alors, de retour du travail, la famille d’immigrés à laquelle personne ne parle. La femme leur dit :

  •  C’est presque prêt ! mais si vous aviez une bonne bouteille de vin pour accompagner, on va bientôt servir…

La bouteille arrive promptement. Au moment se servir, les tables apparaissent soudain, on y met des nappes et des lampions. La femme retire le clou et le garde pour une autre occasion. Tous se régalent. Depuis, on se parle dans le village, toutes familles confondues. »

… Comme dans le texte de 1 Corinthiens 12, 7 : « En chacun l’Esprit saint se manifeste par un don pour le bien de tous. »