Ensemble: L’édito

Ensemble n° 9: L’édito

A la découverte de l’Ecosse

Comment en parler et présenter ce pays peu connu et pourtant peu éloigné de la France ? Il a été choisi comme thème de la vente paroissiale des 23 et 24 novembre prochains.

Nous pourrions singer les offices de tourisme qui ont l’art d’aguicher la clientèle, mais notre revue manquerait de couleurs et d’images. Et les photos trop embellies des paysages et des visages sont souvent trompeuses.

Nous pourrions faire état des données chiffrées et indiquer la surface du territoire, le nombre d’habitants, la pyramide des âges, mais un pays ne se résume pas à quelques éléments d’ordre géographique ou sociologique. Il en est de même de l’être humain qui ne se réduit pas à sa taille, ni à son poids, ni à son âge.

Nous pourrions évoquer l’histoire mouvementée de ce pays et donner le détail des siècles passés. Et pourtant cela ne nous permettrait pas de comprendre totalement son présent. Il en est de même de l’être humain qui n’est pas réductible à sa généalogie, ni à son histoire familiale.
Nous pourrions mentionner toutes les réalisations artistiques passées et actuelles dans le domaine musical, littéraire, pictural ; ce qui constitue la richesse culturelle d’un pays. Cependant, nous aurions encore du mal à percevoir l’âme du peuple écossais. Il en est de même de l’être humain qui jamais ne peut être identifié à ses seules oeuvres, ni à ses seules réalisations.

Nous pourrions dire de l’Écosse qu’il est un pays protestant ou plus précisément marqué par le protestantisme. Mais est ce une description suffisante ? De même dire de l’un qu’il est protestant et de l’autre qu’il est catholique, n’est-ce pas trop vite mettre l’être humain dans une boîte avec une étiquette au front ?
Alors comment connaître un pays ? Et comment connaître une personne autre ? Sinon par la rencontre, par le voyage qui nécessite déplacement de son regard, de ses habitudes, de ses idées, par une expérience subjective de découverte par soi même. Il y aura toujours une part d’insaisissable. Les mystères de l’Écosse avec ses fantômes et ses monstres ne sont pas près de disparaître ! De même, l’autre rencontré nous échappera toujours.
Heureusement ! Car il n’est pas un objet mais une personne libre, c’est-à-dire en langage théologique une créature de Dieu.

Bon voyage !

Denis Heller