Billet biblique

Les noces de Cana (Jean 2 v 1 à 12): Jésus fait la fête !

Comme toujours un texte biblique offre plusieurs niveaux de lecture

Un premier constat

Jésus n’est pas pisse froid, ni pisse vinaigre ! Il commence son ministère en participant à des noces ; celles de Cana en Galilée.
Il s’agit dans l’Evangile de Jean du premier signe qu’il accomplit. A cette époque, comme souvent en Orient encore aujourd’hui, les noces s’étalaient sur plusieurs jours. Les personnes de passage comme Jésus, ses disciples,
sa mère Marie, ont été du coup invitées à s’y associer. Rien n’est dit sur les mariés, ni sur leurs noms, ni sur leurs situations; rien n’est dit sur le menu et sur ce qu’on y mange. Par contre, il y est beaucoup question de la boisson.
C’est la fête ! Le vin coule à flot et vient à manquer. Jésus, en transformant l’eau en vin, Les noces de Cana ( Jean 2 v 1 à 12) : Jésus fait la fête ! permet à la fête de se poursuivre dans la joie et la bonne humeur.
Pensez donc une fête, sans de quoi boire ; c’est la déconfiture totale. Il ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité ; six jarres de 2 à 3 mesures soit 600 litres environ. Des convives abondamment servis, pour une fête qui pourra se prolonger sur plusieurs jours. Consommation modérée oblige !
Et qui osera dire après ce récit, que le christianisme devrait être morose, ennuyeux, tristounet ?

Des interprétations multiples

Si Jésus commence de la sorte, c’est pour signifier que le Royaume qu’il manifeste, est fête ; fête appelée à durer, vécue dans la joie et la rencontre. Si il transforme l’eau des jarres qui servait de rituels d’ablution et de purification sous la première alliance, en vin de qualité, abondant, c’est pour signifier que désormais s’ouvre le temps
nouveau de la nouvelle alliance, le temps de la générosité, de la vie qui rayonne et réjouit.
S’il se mêle à cette noce sans que nous connaissions les noms des mariés, c’est pour signifier qu’il est lui le marié qui fait alliance avec l’humanité pour l’inviter à la fête et à la joie d’un monde nouveau, d’un monde réconcilié dans l’amour.

Jésus, un fêtard ? Non, plutôt un festif qui veut faire de nos vies une fête.

Pasteur Denis Heller