Ballade biblique

« Vous avez dit Liberté ? »

C’est moi le SEIGNEUR ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude : Tu n’auras pas d’autres dieux face à moi. » (Exode 20,2-3 ; Deutéronome 5,6-7). C’est le préambule du Décalogue, des Dix Commandements, suivi du premier d’entre eux.

Libérés pour être en relation avec les autres.
Libérés pour aimer.
Voilà, la finalité, le sens ultime de la loi, résumée dans les Dix Commandements.

C’est dans ce préambule, que sont rappelés aux Hébreux, à la fois, l’événement qui les a libérés de l’esclavage et le nom du libérateur : Dieu. Non pas un dieu quelconque, mais Celui dont on ne prononce pas le nom – et qu’à défaut le peuple a pris l’habitude d’appeler SEIGNEUR : Yahvé, Celui qui était, qui est et qui sera.
Ce Dieu de la Bible ne se laisse pas représenter, ni décrire en son « être en soi ». Il ne se laisse décrire qu’à travers son agir dans l’histoire des hommes, en tant que « libérateur ». C’est l’événement de cette libération qui fait des
esclaves hébreux un peuple ; il est constitutif aussi de leur foi. Le préambule du Décalogue nous renseigne aussi sur le peuple lui-même : nous y apprenons qu’il vit dans une « maison de servitude », qu’il n’est pas libre.
Après sa libération, le peuple est conduit par Moïse sur un « chemin de libération » à travers

les Dix Commandements. Ils ont pour objectif de le préserver de retomber en esclavage en se soumettant à d’autres dieux dont celui de la convoitise, du pouvoir et du savoir absolu et, bien-sûr, de toutes sortes d’addictions.
Ainsi, la « liberté » dans la Bible n’est pas un bien à acquérir pour soi-même, mais une libération de tout ce qui m’empêche de servir Dieu dans l’amour du prochain.
L’apôtre Paul ne dit pas autre chose quand il écrit dans sa lettre aux Galates : « Vous, frères, c’est à la les Dix Commandements. Ils ont pour objectif de le préserver de retomber en esclavage en se soumettant à d’autres dieux dont celui de la convoitise, du pouvoir et du savoir absolu et, bien-sûr, de toutes sortes d’addictions.
Ainsi, la « liberté » dans la Bible n’est pas un bien à acquérir pour soi-même, mais une libération de tout ce qui m’empêche de servir Dieu dans l’amour du prochain.
L’apôtre Paul ne dit pas autre chose quand il écrit dans sa lettre aux Galates : « Vous, frères, c’est à la liberté que vous avez été appelés…
Mais, par l’amour, mettez-vous au service les uns des autres. Car la loi tout entière trouve son accomplissement en cette unique parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Galates 5,13-14).
Libérés pour être en relation avec les autres. Libérés pour aimer. Voilà, la finalité, le sens ultime de la loi, résumée dans les Dix Commandements.

Andreas Seyboldt