Billet biblique

La terre promise

« Va-t’en de ton pays, du lieu de tes origines et de la maison de ton père vers le pays que je te montrerai » (Genèse 12,1).
La terre dans la Bible est le territoire, le pays habité par tel ou tel peuple. Lorsqu’Abram arrive dans le pays vers lequel Dieu l’envoie, celui-ci est déjà habité par un peuple, les Cananéens. La terre que Dieu lui promet n’est
pas censée devenir sa propriété exclusive. À aucun moment, Dieu lui dit d’y expulser ceux qui y habitent déjà. Au contraire, Abram cherche toujours à vivre en bonne entente avec les autres peuples qui habitent avec lui la
même terre. À commencer avec son propre neveu Loth, avec qui il est parti et à qui il propose un partage de la terre selon son choix : « Qu’il n’y ait pas de querelle entre moi et toi, … nous sommes frères. (…) Si tu prends le nord, j’irai au sud ; si c’est le sud, j’irai au nord » (Genèse 13,8-9). Il conclut des alliances avec ses voisins, par exemple avec « Abimélek, roi de Guérar » (Genèse 20,2.27), ainsi qu’avec les Hittites, habitants de Hébron à qui il achète un terrain pour enterrer sa femme : « Je vis avec vous, dit-il, comme un émigré et un hôte. Cédez-moi une propriété funéraire parmi vous pour que j’ensevelisse la morte qui m’a quitté » (Genèse 23,2-4). Abram n’est, d’ailleurs, pas l’ancêtre d’un seul peuple, le peuple juif.
Il n’est pas seulement le père d’Isaac, mais aussi d’Ismaël, le fils qu’il engendra avec Hagar, la servante égyptienne de Sara – et ancêtre des tribus arabes. Ismaël, tout comme Isaac, reçoit une promesse de descendance – et de terre : « C’est par Isaac qu’une descendance portera ton le nord, j’irai au sud ; si c’est le sud, j’irai au nord » (Genèse 13,8-9). Il conclut des alliances avec ses voisins, par exemple avec « Abimélek, roi de Guérar » (Genèse 20,2.27), ainsi qu’avec les Hittites, habitants de Hébron à qui il achète un terrain pour enterrer sa femme : « Je vis avec vous, dit-il, comme un émigré et un hôte. Cédez-moi une propriété funéraire parmi vous pour que j’ensevelisse la morte qui m’a quitté » (Genèse 23,2-4). Abram n’est, d’ailleurs, pas l’ancêtre d’un seul peuple, le peuple juif. Il n’est pas seulement le père d’Isaac, mais aussi d’Ismaël, le fils qu’il engendra avec Hagar, la servante égyptienne de Sara – et ancêtre des tribus arabes.

Ismaël, tout comme Isaac, reçoit une promesse de descendance – et de terre : « C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom. Mais du fils de la servante, je ferai aussi une nation, car il est de ta descendance. (…). Dieu fut avec le garçon qui grandit et habita (…) au désert de Parân, et sa mère lui fit épouser une femme du pays d’Égypte » (Genèse 21,12-13.20-21). Entre temps, Abram a changé de nom : « On ne t’appellera plus du nom d’Abram, mais
ton nom sera Abraham car je te donnerai de devenir le père d’une multitude de nations » (Genèse 17,5). Autrement dit : la « terre promise », elle est pour une « multitude de nations » qui, toutes, reçoivent à travers cet ancêtre commun la bénédiction de Dieu : « En toi seront bénies toutes les familles de la terre » (Genèse 12,3).

Pasteur Andréas Seyboltd